Une pièce, un numéro, un intitulé compréhensible
Chaque document reçoit un numéro unique. L’intitulé indique sa nature et sa date : « Pièce 8 – Courriel du responsable du 14 mars 2026 relatif aux objectifs ». Évitez « divers mails », « preuves » ou « document important », qui n’identifient pas le contenu.
Pour une conversation continue, un seul PDF paginé peut constituer une pièce. Pour des événements distincts, séparez les documents afin de les citer précisément.
Choisir un ordre qui raconte le dossier
L'ordre chronologique est souvent efficace, sans être obligatoire. Un dossier complexe peut s’organiser par thèmes : contrat et salaire, exécution du travail, alertes, procédure de rupture, documents de fin de contrat. L’essentiel est de garder la même numérotation dans le bordereau, les conclusions et les fichiers transmis.
Ne renumérotez pas toutes les pièces à chaque ajout. Ajoutez la nouvelle pièce à la fin ou utilisez, avec parcimonie, un numéro intermédiaire clairement identifié.
Communiquer loyalement les documents
Les pièces invoquées doivent être communiquées à l’autre partie en temps utile pour qu’elle puisse les discuter. Déposer un document au dernier moment sans justification peut entraîner un report ou une contestation.
Conservez la preuve de la transmission : message électronique, lien de téléchargement, envoi recommandé ou remise formalisée. Vérifiez que les fichiers sont lisibles et accessibles.
Contrôler avant l’envoi
Ouvrez chaque fichier depuis une copie du dossier pour vérifier les liens et les droits d’accès. Comparez le nombre de pièces avec le bordereau. Contrôlez les données personnelles inutiles et les pages blanches. Assurez-vous que chaque pièce citée existe sous le bon numéro.
Articuler bordereau, conclusions et récit
Le bordereau n’a de sens que relié aux écritures. Chaque pièce citée dans les conclusions doit porter le même numéro que dans le bordereau et dans le dossier numérique. Cette cohérence évite qu’un juge ou l’adversaire cherche en vain un document, et renforce la crédibilité de l’ensemble.
Il est utile de penser le bordereau comme le support d’un récit. Les pièces racontent une histoire : embauche, exécution du travail, apparition du différend, alertes, rupture. Un ordre qui suit cette progression aide le lecteur à comprendre sans effort. À l’inverse, un empilement désordonné oblige à reconstituer soi-même la logique, au risque de passer à côté d’un élément déterminant. Prendre le temps d’ordonner les pièces, c’est déjà plaider.
Les vérifications à faire
- Attribuer un numéro unique à chaque pièce
- Mentionner la nature et la date dans l’intitulé
- Utiliser la même numérotation partout
- Prouver la communication à l’autre partie
- Vérifier l’ouverture et la lisibilité de tous les fichiers
Questions fréquentes
Puis-je ajouter une pièce après le premier envoi ?
Oui, mais elle doit être communiquée à l’autre partie suffisamment tôt et ajoutée clairement au bordereau actualisé.
Faut-il paginer chaque pièce ?
La pagination est fortement recommandée pour les pièces longues : elle permet de citer une page précise.
Dois-je transmettre les originaux ?
Les copies sont généralement communiquées, mais les originaux doivent être conservés et peuvent être demandés en cas de contestation.
